Evaluation de l'EDDF
Engagement de développement de la formation
des salariés des Industries Alimentaires

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Les Ministères de l'Emploi et de la Solidarité (DGEFP)  et de l'Agriculture, les branches des industries alimentaires regroupées au sein de l'ANIA et l'Agéfaforia, l'OPCA intersectoriel de la branche, ont  confié au Cabinet TEMSIS, associé au cabinet POLLEN Conseil, la mission d'évaluation du troisième accord-cadre national de développement de la formation des salariés EDDF, portant sur la  période 2001-2004.

La branche des industries alimentaires pour ce troisième accord-cadre a fixé des objectifs particulièrement ambitieux et ciblés auprès des entreprises ayant moins de 250 salariés et auprès de publics prioritaires (emplois sensibles et précaires, femmes, salariés peu qualifiés...).

La mission d'évaluation a mené les consultants à réaliser :

  • une analyse statistique des données

  • une enquête auprès des responsables d'entreprise et/ou des ressources humaines et de salariés bénéficiaires de la formation, au sein d'un panel représentatif de 50 entreprises au niveau national

  • des entretiens auprès des représentants nationaux des branches et des Ministères impliqués dans l'accord-cadre

  • des entretiens auprès des conseillers et responsables territoriaux de l'Agéfaforia

  • une enquête auprès des DRTEFP et DRAF des régions concernées par l'accord-cadre

  • une enquête auprès des organismes de conseil et de formation ayant réalisé les actions de formation financées dans le cadre de l'accord-cadre

  • trois rencontres interrégionales (Bordeaux, Poitiers, Valence) réunissant les conseillers Agéfaforia, des représentants des services de l'Etat, des représentants des entreprises et des organismes de formation : sur la base des premiers résultats de l'évaluation, débat sur la problématique de la formation qualifiante des salariés des PMI et TPI

  • un référentiel et le rapport d'évaluation

  • des recommandations pour donner suite à l'accord-cadre : pour le développement de la formation qualifiante dans les petites et moyennes industries alimentaires, dans le contexte d'évolution de la formation professionnelle, tant au niveau des branches que celui des régions.

Principaux résultats

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Pendant ces 3 années, même si le nombre d’entreprises concernées par le financement EDDF reste relativement stable, le nombre de dossiers et de stagiaires augmente sensiblement entre 2002 et 2003, pour se stabiliser en 2004.

Année

2002

2003

2004

Dossiers

91

249

260

Stagiaires

663

1 106

1 087

Entreprises

113

116

123

Source : Bilans annuels nationaux

Caractérisation des actions

Les financements EDDF ont été utilisés pour:

  • des actions de formation qualifiantes : les formations validées par des certificats de qualification professionnelle (CQP) ; les CQP Agent de maîtrise prédominent (145 dossiers en 2003-2004, pour 69 dossiers de CQP production).

  • des actions de formation dites « collectives » (« inter-entreprises ») : Elles ont concerné près de 80% des entreprises ayant adhéré à l’accord, mais seulement 27% des salariés stagiaires. Seules les formations aux CQP de production (conducteurs et opérateurs) particulièrement spécifiques, n’ont pas été mises en œuvre en inter-entreprises.

  • des actions d’ingénierie ou d’accompagnement correspondant aux formations qualifiantes (aide à la mise en place de CQP : diagnostic, adaptation du référentiel ; accompagnement des formations CQP : positionnement, formation tuteur, conduite de projet).

Caractérisation des entreprises bénéficiaires

Plusieurs constats sont faits :

  • La cible des TPE et des petites PME est atteinte, prouvant ainsi leur capacité à se mobiliser dans la mise en oeuvre de formation qualifiante malgré l’absence relative d’encadrement dédié à la gestion des ressources humaines.

  • La mobilisation des régions se caractérise par sa diversité. Le Sud-Ouest, à forte densité de TPE-PME, a mis à profit l’expérience des accords précédents pour proposer des formations « inter » (encadrement intermédiaire, assistance commerciale). D’autres régions (Bretagne, Nord-Pas de Calais et Rhône-Alpes) ont également mis en œuvre des formations collectives. Les autres ont principalement accompagné des actions « intra » auprès d’entreprises moyennes.

  • Des différences notables par « secteur » apparaissent : les industries de la Biscuiterie, Biscotterie, Chocolaterie, Confiserie, les industries Charcutières et Traiteurs et celles des Produits alimentaires élaborés couvrent 64% de l’accord en nombre d’entreprises et 62% en nombre de stagiaires.

  • Les TPE (moins de 10 salariés) représentaient 16% des entreprises bénéficiaires en 2002, puis 29% en 2003-2004, grâce à l’accroissement des actions collectives.

  • la proportion d’entreprises de moins de 50 salariés passe de 52% en 2002 à 66% en 2003-2004.

Caractérisation des salariés bénéficiaires

  • En moyenne, plus de 7 salariés par entreprise ont bénéficié d’une action de formation EDDF en 2003-2004.

  • L’accord a concerné près de 10% de l’effectif salarié permanent (et plus de 30% dans les entreprises de moins de 50 salariés).

  • Les femmes représentent près de 40% des bénéficiaires, soit un accès à la formation identique aux hommes relativement à l’effectif global, mais leur temps de formation est moins long que celui des hommes.

  • L’âge moyen des bénéficiaires, de 36,5 ans, correspond à celui de la population salariée IAA. Toutefois, la formation CQP concerne souvent des salariés avec de l’ancienneté, dans le cadre de la promotion interne, ce qui explique que 20% des bénéficiaires a plus de 45 ans.

  • Les bénéficiaires occupent très majoritairement des emplois en production : 48% d’ouvriers, 78% d’emplois de production, un quart occupe des emplois d’agent de maîtrise.

En conclusion :

  • Les objectifs de l'accord ont été atteints en grande partie mais sans l'ampleur attendue,

  • le travail de partenariat de tous les acteurs est à noter :

    • rôle déterminant de l'AGEFAFORIA en intra et en inter ( l'accompagnement du conseiller est décisif pour monter puis suivre la réalisation des projets),

    • évaluation des CQP (formations qualifiantes qui étaient au coeur du dispositif) en collaboration des branches professionnelles,

    • réseau d'organismes de formation capables de mobiliser de l'ingénierie de formation innovante, etc...

  • l'accord cadre a accompagné la réorganisation des PME IAA en professionnalisant l'encadrement intermédiaire

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