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Synthèse
du rapport final |
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1. Evolution du système emploi 1.1. Evolution socioéconomique des métiers 1.2. Entrées et sorties du système emploi 2. Evolution du système formation professionnelle 2.1. Evolution de l'offre de formation |
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IntroductionL’étude a pour objet d’étudier la relation emploi-formation dans le champ des métiers du BTP. L’analyse part de la filière de formation professionnelle des métiers du BTP pour en identifier les débouchés dans les métiers du BTP. L’analyse propose une mise en parallèle entre le système économique dit « de l’emploi » et le système de la formation professionnelle dédié aux métiers du BTP dit « système formation ». Le « système formation » regroupe d’une part, les formations initiales à temps plein, (dispositif scolaire public ou privé au niveau des collèges et des lycées) et d'autre part, les formations en apprentissage mises en œuvre par les centres d’apprentissage. Par extension, on inclut également dans le « système formation », les formations qualifiantes offertes aux demandeurs d’emploi ainsi que les formations en alternance des salariés en contrats de qualification (d’adaptation, d’orientation…). Celles-ci font partie des dispositifs de formation continue alors qu’elle sont de plus assimilables à des formations en apprentissage, débouchant souvent sur les mêmes diplômes. La formation continue des salariés dans le cadre des plans de formation des entreprises, bien qu'étant plus rarement qualifiante, est aussi considérée comme faisant partie du "système formation". Le « système emploi » comprend les emplois du secteur de la construction, en y distinguant les emplois spécifiques aux métiers du BTP et les emplois non spécifiques, ainsi que tous les emplois dans les autres secteurs qui correspondent néanmoins aux métiers du BTP. Les demandeurs d’emploi inscrits dans la catégorie des métiers du BTP font également partie du "système emploi". L’étude s’est déroulée en deux phases. La première phase a permis de collecter l’ensemble des données disponibles sur les deux systèmes de l’étude. Des experts ont été rencontrés ou contactés par téléphone à cette occasion dans les différentes organisations productrices d’information. Un comité de suivi a été constitué par les services de la Région et des représentants de l’Education Nationale pour amender et valider au fur et à mesure les travaux des consultants. Le comité de suivi s’est réuni les 5 septembre, 3 octobre, 7 décembre 2000 et 5 janvier 2001. La deuxième phase a consisté à établir un diagnostic partagé et à identifier les enjeux. Elle se conclut par la rédaction d’un rapport final et l’élaboration de recommandations à destination de la Région Ile-de-France. Le diagnostic a été présenté le 19 décembre 2000 devant un comité technique d’experts réunissant des représentants des deux systèmes formation et emploi. |
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Présentation sommaireLes métiers de la construction se trouvent dans les entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics mais aussi dans de nombreux secteurs d’activités tels que la fonction publique, l’immobilier, l’hôtellerie ou celui des services avec en particulier le travail temporaire. Une estimation globale porte le nombre d’actifs occupant des emplois relevant des métiers de la construction en Ile de France à environ de 380.000 actifs dont 245.000 sont dans des entreprises du BTP (en y incluant près de 40 000 artisans). Bâtiment et Travaux Publics sont des activités fortement cycliques, soumises aux variations de l’économie en général. Après une période de récession entre 1991 et 1997, le secteur du bâtiment et des travaux publics mais également les autres secteurs d’activité dans lesquels se trouvent des emplois relevant des métiers de la construction, sont en reprise économique très sensible. Cette croissance de l’activité se traduit par une augmentation nette de l’emploi dans ces métiers et en conséquence par une diminution très sensible du chômage depuis 2 ans. La filière de formation du secteur du BTP compte un peu moins de 20.000 élèves en Ile de France dont 12.600 sont formés dans les collèges et les lycées professionnels (voie scolaire) et près de 7.000 apprentis. Environ 5 à 6000 jeunes sortant de la formation rejoignent le marché de l'emploi chaque année (voir p.12). Depuis des décennies, le secteur de la construction trouve ses forces vives parmi des populations peu qualifiées et habituées aux conditions de travail physiquement difficiles: ruraux, anciens mineurs et anciens sidérurgistes, des autres régions ou immigrés d’Europe du Sud et de l’Est puis du Maghreb, pour lesquels il a été un puissant acteur d’intégration et de professionnalisation. Dans ce cadre, l'appareil de formation initiale bien qu’en développement constant, apprentissage et formation à temps plein confondus, reste un pourvoyeur minoritaire. Cela est d'autant plus marqué qu'une part non négligeable des jeunes diplômés rejoint d’autres secteurs d’activité à sa sortie de la filière (souvent d’ailleurs après un bref passage dans une entreprise du secteur). L’importance des sections spécialisées dans les collèges qui dispensent des enseignements BTP montre le caractère d’intégration des métiers de la construction. Néanmoins, le secteur de la construction reste peu attractif ce qui se traduit par une désaffection globale des jeunes pour la filière de formation du BTP. Depuis trois à quatre ans, la reprise de l’activité a développé fortement le recours à l’intérim et fait chuter brutalement le nombre de demandeurs d’emplois rattachés au secteur. Or, le niveau et les types de compétences requis, tant techniques que comportementales, augmentent régulièrement avec le développement de la technicité de la plupart des métiers et également avec l’accroissement de la part de la rénovation de bâtiments existants et des chantiers de petite taille. Les besoins à satisfaire en compétences sont donc autant quantitatifs que qualitatifs. Les difficultés de recrutement récemment rencontrées par les entreprises ont sans doute fait parler un peu précipitamment d’« épuisement des stocks » (ou des gisements) dans lesquels le secteur peut puiser selon ses besoins . Pour notre part, nous préférons parler d’augmentation du niveau d’investissement nécessaire pour le recrutement et la formation des personnes disponibles, après une éventuelle insertion dans le monde du travail et ses contraintes, dans un contexte où la profession souhaite s’éloigner de son rôle historique de secteur d’insertion/intégration pour se concentrer sur la professionnalisation. Face à ce constat, le secteur, du côté des professionnels comme des enseignants, a devant lui trois grands axes de travail : - l’attractivité du secteur et en corollaire, l’orientation des jeunes : travail sur l’image et sur la connaissance de la réalité actuelle des métiers auprès de tous les acteurs, travail aussi pour améliorer les conditions objectives de l'exercice de ces métiers qui conditionnent l’image (conditions de travail, qualité de l’accueil et de l’intégration des jeunes dans les entreprises) ; - la « production » des compétences nécessaires, par la formation professionnelle : adaptation et qualification des actifs en poste, évolution des capacités managériales de l’encadrement en place, formation des nouveaux entrants insuffisamment ou pas qualifiés mais aussi adaptation des contenus des formations (notons que les référentiels des CAP et BEP sont d’ailleurs en cours de modification) ; - l’exploration de nouveaux gisements de main d’œuvre : hors recours accru à l’immigration, ouverture des métiers de la construction aux femmes et mobilisation des demandeurs d’emploi recensés officiellement ou non qui nécessite la mise en œuvre concertée de multiples dispositifs de l’insertion sociale, de la formation et de l’intégration dans les entreprises. |
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Tableau général des fluxSortants du système de formation initiale dans les métiers BTP : environ 6.000
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1. Evolution du système emploi1.1. Evolution socioéconomique des métiers1.1.1. l'évolution de l'activité économiqueAprès une chute d’activité marquée depuis 1991, la reprise dans le secteur de la construction se fait sentir depuis 1998, en particulier du fait du développement des travaux sur biens existants. Suite à des hypothèses basées sur les pronostics des organisations professionnelles la croissance annuelle du chiffre d’affaires a été estimée à 2% sur la période 2001-2005. 1.1.2. la structure de la population active exerçant un métier du BTPL’estimation totale retenue des actifs exerçant un métier du BTP en 2000 en Ile de France s’élève à près de 380.000 actifs dont environ 245.000 dépendent du secteur du BTP (65%). Sur ce total, 76% des actifs sont des ouvriers. 1.1.3. les actifs des métiers du BTP dans le secteur de la constructionLe secteur de la construction se caractérise par une proportion d’ouvriers particulièrement importante. La proportion des cadres, techniciens et dirigeants quant à elle, est considérablement gonflée par le nombre des artisans (15% de l'effectif total). En volume, la baisse des effectifs de la dernière décennie est surtout imputable au second œuvre qui compte la grosse majorité des emplois ; en proportion, la baisse a été plus considérable dans le gros œuvre et les travaux publics où les effectifs ont diminué de 35%. Les salariés du secteur du BTP n'exerçant pas un métier spécifique de la construction, représentent environ 10% des actifs, soit environ 30.000 actifs. Ce sont pour l'essentiel des emplois administratifs (environ 60%) ou commerciaux (11%). 1.1.4. les salariés du métiers du BTP hors secteurEn dehors du secteur du BTP, les emplois liés aux métiers de la construction existent pour l’essentiel dans des emplois de maintenance du patrimoine immobilier. Hors intérim, on peut estimer à près de 55.000 emplois dans le secteur marchand et sans doute à peu près autant dans la fonction publique, soit 60.000 selon notre estimation (en grande partie dans les collectivités locales et territoriales). Ces emplois sont en général plus qualifiés que dans le secteur du BTP. 1.1.5. l'évolution des contenus des métiersGlobalement, comme dans tous les secteurs, les niveaux de qualification augmentent. Les conditions de travail évoluent tout comme les besoins en compétences transversales. Les plus notables sont d’ordre comportemental tout particulièrement pour ceux qui doivent évoluer sur des petits chantiers au contact de la clientèle mais aussi d’ordre managérial pour l’encadrement intermédiaire et, pour les cadres et dirigeants, dans la gestion des ressources humaines. Dans ce secteur le recours à la formation continue est fréquent tout particulièrement pour les cadres et les employés. |
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1.2. Entrées et sorties du système emploi1.2.1. les besoins quantitatifs en main d'œuvreL’évolution des besoins en main d’œuvre pour les années à venir va dépendre de l'augmentation possible des effectifs due à la croissance et à la réduction de la durée légale du temps de travail mais aussi d’un diminution probable des effectifs suite à des gains de productivité et au renouvellement des différents départs (retraite, décès et invalidité, mobilité en faveur des autres secteurs). Néanmoins il est difficile de dissocier les effets les uns des autres. Aussi, nous prenons comme hypothèse de travail que la croissance, l'ARTT et les gains de productivité se traduiraient globalement par une augmentation moyenne de 2% annuelle sur la période de 2001-2005. Les effectifs passeraient ainsi de 375.000 actifs à environ 412.500. 1.2.3. les demandeurs d'emploiSuite à la crise de l’immobilier, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits dans les métiers de la construction avait dépassé 50.000 pour revenir à près de 20.000 en 2001. Les demandeurs d’emploi désireux et capables d'intégrer des emplois du BTP (quelle que soit la spécialité) vont se raréfier, en tout cas se limiter au « turn-over naturel » qui se traduit par un chômage de très courte durée. Il demeure néanmoins un effectif important de demandeurs d’emploi inscrits dans le secteur de la construction qui « restent sur le carreau ». Les difficultés de recrutement augmentent globalement, tout particulièrement dans la catégorie des ouvriers professionnels les plus qualifiés, des techniciens et d'encadrement. 1.2.4. les départs des métiers du BTPLes départs à la retraite vont être particulièrement importants dans les années à venir, en particulier pour les ouvriers qualifiés et les artisans. S’y ajoutent des départs « naturels » dus aux accidents, décès, maladie mais aussi aux changements de profession en cours de carrière qui s’effectuent traditionnellement au détriment du secteur du BTP où le personnel, passé 40 ans, aspire à des emplois moins exposés, moins pénibles et moins précaires. Ainsi, il convient de compter pour les années à venir, un taux annuel de renouvellement des effectifs de 3%, pour les métiers du BTP dans et hors secteur de la construction. |
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2. Evolution du système formation professionnelle2.1. Evolution de l'offre de formation2.1.1. la filière professionnelle du BTPEstimation des flux des formations initiales de la filière BTP
sources : (*) ratio des sortants vers l'emploi (ou chômage) sur l'effectif total en formation ; les autres restent en formation. (1) pour les effectifs des élèves à temps plein : Base de données des Lycées du CRIF : voir ci-dessous 2.1.2
(2) pour les effectifs de l'apprentissage : données du
CCCA et du CAPARIF : voir ci-dessous 2.1.3 (4) hypothèse émises par TEMSIS Certaines sections d’autres filières forment des jeunes qui iront pour une part non négligeable vers les métiers de la construction, comme les formations « électrotechnique » et « fabrication de structure métallique ». 2.1.2. l'enseignement à temps pleinAprès un développement important des sections préparant au Bac pro, l'enseignement à temps plein voit le nombre des inscriptions diminuer. La désaffection pour les métiers de chantier en plein air (TP et Gros Œuvre) est très marquée alors que les formations des ouvriers du Second Œuvre sont en progression au point d'être en sur-représentation, tout particulièrement pour les formations d'ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition du bâtiment. C'est d'ailleurs dans cette famille d'emploi que l'on trouve en proportion le plus de demandeurs d'emploi. Les sections professionnelles spécialisées au collège représentent près de 17% des effectifs de la formation à temps plein. 2.1.3. l'apprentissageL’effectif est en revanche globalement stable : la baisse des niveaux III et IV étant compensée par une augmentation des niveau II et surtout du niveau V qui représente plus de 80% des effectifs. 2.1.4. les autres formations en alternanceLa formation des salariés sous contrat de formation en alternance est particulièrement développée dans le secteur des BTP. Cette formation peut encore se développer tant est importante la proportion des entrants sans qualification dans le secteur, dans la mesure des possibilités de financement. Notons l'importance également des formations pour demandeurs d'emploi dont on peut penser qu'elles représenteraient un millier de personnes, jeunes pour la plupart, si l'on se réfère au nombre de personnes qui suivent une formation à l'AFPA (626 stagiaires en 1999). Un manque de données statistiques à ce sujet est également à déplorer. Les formations initiées par les Directions Départementales du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle s'insèrent dans le cadre des SIFE (Stages d'Insertion et de Formation à l'Emploi) ou des SAE (Stage d'Accès à l'Entreprise). La Région quant à elle a proposé près de 2.000 places dans des stages de courte durée de préqualification, de formation qualifiante ou de professionnalisation pour les demandeurs d’emploi et les salariés. En particulier un programme exceptionnel a été lancé au titre du programme conjoncturel au budget 2000 pour faciliter l'insertion professionnelle en offrant des modules professionnalisants (premier niveau d'exécution ou deuxième compétence) permettant à des demandeurs d'emploi de parfaire leur employabilité ou à des jeunes de compléter leur parcours de qualification. 2.1.5. les autres formations hors filière BTP débouchant sur des emplois dans le BTPDeux filières de formation hors du BTP forment traditionnellement des jeunes qui pour une part non négligeable seraient embauchés dans les métiers de la construction : l'électrotechnique et la construction métallique (peut-être 500 sortants allant dans les emplois du BTP). 2.1.6. l'efficacité des filièresLes taux de réussite aux examens sont relativement faibles pour les niveaux de formation les plus bas et tout particulièrement dans l’enseignement à temps plein : la filière BTP est peu attractive et surtout elle sert, au niveau V et infra, comme filière de remédiation scolaire. L'orientation est en défaveur du secteur BTP, qualitativement et quantitativement. Aussi les taux de réussite aux examens ne peuvent que se maintenir ou faiblir. |
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2.2. Entrées-sorties du système formation2.2.1. les entrées de la formation initiale professionnellea) l'influence démographiqueLa baisse du nombre d’élèves qui peut être estimée à environ 1% par an globalement au niveau national dans la classe d’âge 15-20 ans, est différée en Ile de Franc, région plus jeune qu'ailleurs. La baisse des effectifs de cette classe d'âge risque d'accentuer celle des effectifs de la filière BTP compte tenu de sa faible attractivité ; mais ce phénomène n'est pas à craindre avant 2005. b) l'orientation et l'attraction de la filièreLe taux de remplissage et l’unanimité des propos des experts rencontrés indiquent que la filière BTP est particulièrement peu attractive. C’est actuellement la préoccupation majeure de l’enseignement professionnel à temps plein, et dans une moindre mesure de l’apprentissage. 2.2.2. les débouchés des formationsLa tendance à la poursuite des études (du niveau V pour le niveau IV, et du niveau IV pour le niveau III) relativement marquée dans l’enseignement à temps devrait être atténuée, les entreprises cherchant dorénavant à embaucher au plus tôt les jeunes. Il n'y a pas de statistiques permettant de connaître les emplois et les secteurs d'activité des élèves sortants du système de formation, avec ou sans diplôme, surtout pour les élèves issus de la formation à temps plein. Mais même pour ce qui est de l'apprentissage, comme de l'alternance en général, le nombre de contrats qui sont rompus avant terme ou qui ne sont pas prolongés par un CDI laisse penser que la proportion de jeunes formés aux métiers du BTP qui finalement ne restent pas dans ces métiers est loin d'être négligeable. |
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Les enjeux pour le pilotage du système de formation1. Enjeux d’adaptation du système de formationA. améliorer les entrées dans la filière de formationLe problème principal pour le système de formation est le faible taux de remplissage (et décroissant pour la voie scolaire). Pour le système de formation, compte tenu de la faiblesse des effectifs dans certaines sections, la question est de maintenir, le dispositif de façon opérationnelle, de sauvegarder la diversité des spécialités sur l'ensemble du territoire. B. adapter les contenus de formationL'adaptation des contenus de formation, qui est en cours pour le niveau V, doit prendre en considération l'acquisition des compétences comportementales, acquisition qui n'est pas sans poser des difficultés pédagogiques dans la formation à temps plein : capacité à travailler en relation clientèle, à être autonome, à assumer des responsabilités d’encadrement… Du point de vue des compétences techniques, les contraintes en matière d’environnement ainsi que de nouvelles technologies de l’information et de la communication doivent être prises en compte pour l’essentiel des spécialités et des niveaux de qualification. C. améliorer l'imageLutter contre la faible attractivité peut se faire par un travail sur l'image en sachant que les conditions objectives de cette image existent. Il s’agit avant tout d’améliorer la connaissance des métiers et des entreprises auprès des enseignants des collèges, des conseillers d’orientation, des jeunes et des familles. Le travail sur l'image des métiers et des formations correspondantes constitue la clé et la base pour attirer et motiver les jeunes à intégrer la filière BTP. Il importe de mettre en avant la diversité des métiers, leur technicité, les différentes types d'entreprise, dans ou hors secteur du BTP, sans négliger le fait que l'emploi se féminise. D. concilier le rôle de remédiation scolaire des formations et les attentes de la professionLa formation aux métiers du BTP est un bon support de remédiation scolaire (et sociale) mais l’importance des sections de formation BTP au Collège et de CAP en 3 ans est en décalage avec la réalité des métiers qui exigent a minima des compétences comportementales et surtout avec le besoin de revaloriser l’image de la filière. 2. Enjeux d’adaptation du système emploiA. favoriser l’entrée des jeunes adultes non formés au BTP dans les métiers du secteurL’attractivité des métiers du BTP, tout particulièrement dans le secteur de la construction, est la préoccupation majeure des entreprises afin de satisfaire les besoins importants en main d’œuvre dans les années à venir. Au delà de la mobilisation des demandeurs d’emploi et des jeunes déjà qualifiés BTP de la région, il s’agit de prendre en compte et de faciliter le passage de ceux issus d’autres secteurs et d’autres régions. Puis il convient d’organiser la formation d’adaptation et de qualification des nouveaux salariés. Le double objectif d’attirer dans les formations des jeunes plus nombreux, et de meilleur niveau, et d’améliorer le taux de transformation des diplômés en emplois pérennes dans la branche, exige un double effort significatif de communication et de développement du management des ressources humaines dans l’entreprise. B. accompagner la mutation des entreprises en matière de gestion des ressources humaines· améliorer l’image des métiers et des entreprises, · et pour cela, améliorer les conditions objectives de travail, · améliorer l'accueil et l'intégration des jeunes · et en cela, suivre l’évolution du travail : réduction du temps de travail, nouvelles technologies de l’information et de la communication, travail en contact clientèle · et in fine, cet objectif permettant de résoudre sans doute les objectifs précédents, favoriser la promotion sociale des ouvriers les plus qualifiés vers la maîtrise (compagnon, chef d’équipe, de chantier, d’entreprise). C. assurer le remplacement des artisans qui partent à la retraiteLa formation doit préparer le personnel d'encadrement intermédiaire ainsi que les compagnons à assumer des responsabilités de gestion et de direction et indiquer d’autres mesures d’accompagnement d'ordre économique (conseil, finance, regroupements…). La formation continue doit accompagner la démarche des ouvriers qui voudraient devenir des artisans et la formation initiale dès le Bac professionnel doit inculquer les notions de management qui permettront aux jeunes d'évoluer rapidement dans des emplois d'encadrement puis, à terme, de direction. D. réorienter les demandeurs d’emploi BTP non réintégrables dans l’emploiLe chômage a considérablement baissé en quelques mois mais il semble qu’un plancher soit atteint. Des actions sans doute plus qualitatives que quantitatives sont à multiplier pour résoudre le problème de tous ceux pour lesquels l’adaptation à l’emploi demeure difficile. 3. Enjeux d’adaptation du système de pilotageA. mettre en œuvre la concertation des acteursLes enjeux ne trouveront des réponses adaptées qu'avec une réelle concertation des différents acteurs d’Ile de France concernés, responsables des dispositifs de formation, de l’emploi, de l’insertion et responsables professionnels. Il appartient à la Région de réunir les représentants du système formation (Education Nationale, Centre de Formation des Apprentis, AFPA) et ceux du système emploi (organisations patronales, syndicales, Ministère de l'Equipement) dans le but de confronter leurs analyses et appréciations sur l'évolution de la filière BTP en regard des besoins des entreprises. B. améliorer la collecte des informationsCertains champs manquent cruellement d'informations : · les entrées et les sorties vers d'autres secteurs et d'autres régions, en quantité et qualité ; · la qualification par la formation continue et en particulier les contrats de qualification ; · les emplois des métiers du BTP en dehors du secteur de la construction. |
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