|
Le temps du dirigeant est
la denrée la plus rare et la crainte de la " réunionite "
fontt que l’on ne se voit entre collaborateurs que pour résoudre les
problèmes dans l’urgence.
Pour gérer au mieux l’encadrement
de son entreprise, pour anticiper, pour être pro-actif, pour s’assurer
que l’information circule pour une réelle efficacité du travail
collectif, deux actions sont nécessaires même si elles prennent un peu
de temps et correspondent à des réunions. Nous faisons le pari, que le
temps qui y est consacré, est largement récupéré par la suite :
- suivre le travail individuel de chaque
collaborateur direct,
- animer des réunions de comité de
direction avec les principaux collaborateurs.
|
|
Suivre
le travail d’un collaborateur, c’est avoir établi des objectifs pour
pouvoir faire un bilan, évaluer la performance mais surtout identifier
les difficultés pour les résoudr
Le bilan peut-être un
simple constat de ce qui a été fait mais cela nécessite d’avoir
une réunion périodique où l’on fait le point sur ce qui a été
fait et où l’on fixe des objectifs pour la période suivante.
Pour cela, il
faut :
- fixer ensemble des objectifs simples,
clairs, concret, précis, mesurable, stimulant
- être cohérent avec les objectifs de l’entreprise
- que le collaborateur puisse en parler à
autrui, à ses subordonnées et collègues
- s’assurer que l’on a donné les
moyens au collaborateur d’y arriver.
Garder
une relation de confiance
- éviter le non-dit, les quiproquos
- la confiance, la motivation sont des
notions subjectives
- les problèmes de perception ou de
communication sont d’autant plus sensibles que l’on doit travailler
dans l’urgence, que l’on ne prend plus le temps d’écouter, que
les problèmes commerciaux, financiers s’accumulent, que le climat
social est tendu.
Rappelons
que les démarches qualité sont toutes basées sur la mise au clair de la
" relation client-fournisseur " : la relation
entre le dirigeant et le collaborateur (et d’ailleurs comme pour toute
relation entre un hiérarchique et son subordonné) est par excellence une
relation client-fournisseur.
Manager l’encadrement
signifie :
- formaliser suffisamment le projet de l’entreprise
qui sert alors de base aux objectifs fixés aux collaborateurs ;
- établir de façon claire les rôles et
missions de chacun des collaborateurs directs et de leurs subordonnés
;
- déléguer le management de l’encadrement
(et donc la fixation des objectifs et des réunions de suivi) aux
collaborateurs directs pour leurs subordonnés : c’est
précisément de la responsabilité du cadre de gérer les personnes
qu’il encadre !
- prendre le temps nécessaire pour avoir
cette démarche de suivi de l’encadrement :
- recevoir les personnes une ou deux fois
par an,
- préparer l’entretien,
- formaliser par écrit le bilan de l’entretien,
- suivre les objectifs au quotidien,
- donner aux collaborateurs les moyens de
leur réussite,
- formaliser la démarche et former les
collaborateurs à cette démarche pour en faire une pratique de
management partagée,
- communiquer sur le(s) projet(s) de l’entreprise,
sur les aléas.
Pour
les collaborateurs, vis à vis de leurs subordonnés, la démarche est
similaire et est à rapprocher de l’entretien annuel d’évaluation
(voir fiche ….) |
|
La solitude du dirigeant de
petite et moyenne entreprise est réelle avec le sentiment de
" ne pas être aidé "… Etre secondé, signifie là
encore un minimum d’anticipation, d’y consacrer un peu de temps. Pour
être efficace (rentable), un minimum d’organisation, de préparation
est nécessaire.
Avant
tout, former une réelle équipe de direction
Quelles sont les personnes
qui assurent tout ou partie des fonctions essentielles de l’entreprises,
qu’elles aient ou non le statut " cadre " ?
commercial, production, administration, finance, gestion du personnel…
Cela peut être selon la taille de l’entreprise, 2, 3, 4, 5
personnes ? A qui a-t-on délégué, quoi ?
Il s’agit ici de les
réunir pour former une équipe solidaire, connaissant les enjeux de tous
et de chacun.
Freins
à la performance à lever
- manque de vision d’ensemble
- manque de recul et d’anticipation
- pas de retour d’expérience du travail
des autres, méconnaissance du travail des autres, de leurs contraintes
- manque d’affirmation sur le projet de l’entreprise
- mauvaise gestion du temps, manque de
coordination
- crainte de perdre son pouvoir
Améliorateur
de la performance à actionner
- avoir conscience des enjeux, contraintes,
objectifs de l’entreprise
- avoir une connaissance des enjeux,
contraintes des autres encadrants
- faire partager les expériences
- donner de l’assurance sur le projet de l’entreprise
y compris en faisant part des aléas
- gérer les priorités, anticiper,
coordonner
- connaître les mécanismes du pouvoir dans
l’entreprise
Organiser
une réunion efficace
Pour chacun, la réunion
est un temps fort dans la conduite des projets qu’il a en charge.
- avoir un ordre du jour sans éviter les
points délicats
- se fixer des objectifs pour la
réunion : quelles sont les décisions qui doivent être prises
à la fin de la réunion ?
- avoir des informations
suffisantes : qui prépare et présente chacun des points d’ordre
du jour ?
- commencer à l’heure, rappeler l’ordre
du jour et surtout délimiter la durée de la réunion
- assurer la prise de note pour le
compte-rendu
- animer la réunion de façon rigoureuse
en évitant les conflits qui devront être réglés en parallèle
- inciter au débat entre l’ensemble des
collaborateurs, chacun devant se sentir impliqué par les problèmes
des autres
- éviter les réunions marathons :
les questions complexes ont été éventuellement préparées en petit
comité et pourquoi pas faire des réunions de direction en deux
parties.
- faire un relevé systématique des
décisions
- après la réunion, l’évaluer :
a-t-on atteint les objectifs ? si non pourquoi ?….
- faire un compte-rendu, rapidement,
précisant les décisions, les tâches à effectuer par chacun ?
Des
réunions de direction : mensuelles pour le suivi, annuelles pour la
stratégie
et pourquoi pas un
séminaire stratégique ? pour réorganiser, pour intégrer et
ressouder l’équipe de direction, pour anticiper une crise…
ou encore une réunion
" remue-méninges " pour la prospective, pour
initier un projet commercial ou d’innovation technologique en faisant
participer tous les encadrants…
|